Les récits de longue date sur le poids et la santé se sont ancrés dans les soins de santé et renforcent la stigmatisation liée au poids. Comprendre la science du poids contribue à réduire la stigmatisation liée au poids et à fournir des soins équitables aux patient(e)s.
La santé est largement informée par les déterminants sociaux de la santé plutôt que par les comportements individuels en matière de santé ou le poids.
Le récit dominant dans notre société est que la santé est une question de choix individuel et de changement de comportement. Ce discours ne tient toutefois pas compte de l’incidence des déterminants de la santé et des facteurs systémiques complexes qui influencent la santé et le bien-être, dont la plupart échappent au contrôle individuel d’une personne (1).
« Le poids n’est pas un comportement et ne doit pas être un objectif de changement de comportement » [traduction] (2). Les interventions devraient promouvoir la santé en tant que principale motivation pour un changement de comportement, plutôt que de renforcer les messages centrés sur le poids qui perpétuent les stéréotypes et humilient les personnes au corps plus large (3).
L’accent mis sur la responsabilité personnelle liée au poids ne tient pas compte des obstacles systémiques qui empêchent l’atteinte de résultats optimaux en matière de santé. Le contexte de la vie d’un(e) patient(e) doit être reconnu et pris en compte lors de la formulation de recommandations relatives au comportement de santé.
La relation entre le poids et la santé est souvent surestimée.
Bien qu’une augmentation faible à modérée du risque de certains problèmes de santé ait été associée à des corps plus larges, d’autres facteurs peuvent aussi influencer cette relation (5), comme l’effet confusionnel de la stigmatisation liée au poids, de l’effet yo-yo du poids, des déterminants sociaux de la santé et des comportements de santé (4 à 7). Il a été démontré que la stigmatisation liée au poids a, à elle seule, des répercussions négatives sur la santé et le bien-être (5, 6, 8).
L’accent mis sur l’atteinte d’un poids « optimal » sous-entend qu’il existe une norme universelle pour la taille du corps, bien qu’il soit prouvé que les personnes dont le corps est plus large peuvent être métaboliquement saines, tandis que celles dont le corps est moins large peuvent malgré tout être confrontées à des risques métaboliques et cardiovasculaires (9 à 11). Indépendamment des effets sur la santé attribués à la taille, il est important de traiter le/la patient(e) avec respect, peu importe leur corps.
Les diètes amaigrissantes ne fonctionnent pas.
La culture occidentale simplifie à l’extrême le poids corporel comme une question de choix, perpétuant la croyance que les personnes au corps plus large pourraient facilement réduire leur poids au moyen d’une diète et de l’activité physique. En réalité, le poids corporel est déterminé par une interaction complexe de facteurs incluant la génétique, l’environnement et les déterminants de la santé (12). Bien que les individus puissent être en mesure de perdre du poids à court terme, un grand nombre de recherches ont démontré que les diètes ne conduisent généralement pas à une perte de poids substantielle et durable (13 à 15). Les mécanismes biologiques conçus pour protéger contre la famine rendent difficile une perte de poids durable puisqu’ils favorisent la reprise de poids (12, 17). Le manque de données à long terme sur le maintien du poids remet en question l’idée que la perte de poids est bénéfique pour la santé à long terme (15).
Bien que les interventions pharmaceutiques et chirurgicales aient démontré un plus grand succès dans la perte de poids à court terme que les changements de mode de vie, les résultats varient, les données à long terme sont insuffisantes, et les risques sont importants. Malgré la croyance répandue que la perte de poids est nécessaire pour améliorer la santé des patient(e)s au corps plus large, la santé peut être améliorée sans perte de poids grâce à des changements de comportement (6, 15, 17).
Les diètes (restrictions alimentaires) sont néfastes, en particulier pour les jeunes.
Les commentaires sur le poids, la silhouette ou les habitudes alimentaires adressés aux enfants et aux jeunes peuvent entraîner des problèmes à vie liés à l’alimentation, à l’image corporelle et à l’estime de soi. Les comportements liés aux diètes amaigrissantes sont alarmants et communs : près de la moitié (49,1 %) des élèves ontarien(ne)s de la 7e à la 12e année déclarent avoir sauté des repas ou modifié leurs habitudes alimentaires au cours du dernier mois pour essayer de changer leur poids, leur silhouette ou leur musculature (18).
Bien que l’incitation à la perte de poids ait souvent été considérée comme une intervention à faible risque, elle peut causer des dommages importants à court et à long terme sur la santé mentale et physique. Les tentatives de perte de poids peuvent commencer par des règles rigides et restrictives qui peuvent avoir un effet sur la relation de la personne avec la nourriture, le mouvement et son corps. Les diètes amaigrissantes ont été définies comme un facteur de risque important dans le développement de troubles alimentaires (19, 20). Pour les enfants et les jeunes en pleine croissance, ces risques sont encore plus graves. La restriction énergétique pendant les étapes clés du développement peut entraver la croissance, retarder la puberté et interférer avec le développement osseux. Les troubles alimentaires et les diètes chez les enfants et les adolescent(e)s sont associés à un risque accru de dépression, d’anxiété et de complications métaboliques à long terme. En outre, il a été démontré que l’effet yo-yo du poids (perte de poids répétée suivie d’une reprise de poids) a des effets négatifs indépendants sur la santé, quelle que soit la taille du corps (7, 21).
Il convient de porter attention aux adultes qui ont connu des difficultés dans leur jeunesse avec les diètes amaigrissantes, les diètes chroniques, l’alimentation désordonée et les troubles alimentaires. Les expériences de stigmatisation liée au poids et les préjugés intériorisés sur le poids peuvent avoir des conséquences négatives sur la santé (2). Les patient(e)s au corps plus large, comme ceux/celles de toute taille, peuvent être exposé(e) malnutrition lorsque leur apport alimentaire est restreint (22, 23).
Les patient(e)s doivent être pleinement informé(e)s des risques associés aux interventions pharmaceutiques et chirurgicales de perte de poids.
Il est essentiel de comprendre les risques et les limites des interventions de perte de poids pour prendre une décision éclairée. La recherche et la promotion de ces traitements sont souvent financées par des sociétés pharmaceutiques, ce qui entraîne des préjugés potentiels. Avant d’entreprendre une intervention, les patient(e)s doivent être informé(e)s des conséquences possibles sur leur qualité de vie, qu’elles soient positives ou négatives.
La chirurgie bariatrique a été associée à plusieurs risques, notamment le syndrome de chasse (24, 25), la malnutrition et les carences nutritionnelles (24, 26, 27), l’alimentation désordonnée (24, 28, 29), l’augmentation de la consommation de substances (30, 31) et le risque élevé de suicide (24, 32 à 34). La reprise de poids après une chirurgie bariatrique est également fréquente (24, 35).
Les interventions pharmaceutiques provoquent souvent des effets secondaires gastro-intestinaux (36-39), peuvent compromettre la capacité des patient(e)s à consommer des macros et micronutriments adéquats (40, 41) et peuvent entraîner des complications graves telles qu’une maladie aiguë de la vésicule biliaire ou une pancréatite (39). La reprise du poids est fréquente, en particulier si les médicaments sont interrompus (42 à 44).
Bien que certain(e)s patient(e)s estiment que les avantages potentiels de ces interventions valent les risques, ce n’est pas toujours le cas. Pour certaines personnes, des avantages similaires en termes de santé peuvent être obtenus grâce à des approches inclusives à l’égard du poids qui comportent moins de risques. L’autonomie du/de la patient(e), qui décide des options de traitement après avoir été pleinement informé(e), doit toujours être respectée.
L’indice de masse corporelle (IMC) n’est pas un outil fiable pour évaluer la santé d’un individu.
Malgré son utilisation répandue, l’IMC est une mesure imparfaite de l’état de santé global ou du risque d’un individu. L’utilisation de l’IMC pour évaluer la santé peut perpétuer les méfaits en formulant des hypothèses générales sur la santé en fonction du poids et en restreignant l’accès aux services de santé. Il existe de nombreux autres facteurs qui permettent de mieux prédire la santé, notamment les comportements liés à la santé, les marqueurs biochimiques de maladies et les déterminants de la santé.
L’IMC a été conçu au XIXe siècle pour étudier les moyennes de la population, et non la santé individuelle, et a d’abord été étudié sur des sujets masculins blancs européens. Les catégories d’IMC ont été influencées par des intérêts commerciaux et pharmaceutiques. L’IMC ne tient pas compte de facteurs individuels tels que la masse musculaire, la densité osseuse ou la répartition du gras corporel.
Bien que les études épidémiologiques montrent une certaine corrélation entre l’IMC et divers problèmes de santé, l’association est généralement faible ou modérée (4). La mortalité toutes causes confondues est la plus faible dans les catégories d’IMC « excès de poids » et « obésité de classe 1 » par rapport à l’IMC considéré comme « normal » (45, 46). Les préjugés centrés sur le poids provenant des chercheurs, des bailleurs de fonds, des médias et des institutions amènent souvent les prestataires de soins de la santé à surestimer les risques pour les personnes au corps plus large et à sous-estimer ceux encourus par les personnes au corps moins large (5). Ce désalignement peut nuire aux soins et aux traitements préventifs dont bénéficient les deux groupes.
En bref, l’IMC ne tient pas compte de la complexité des facteurs qui influencent la santé humaine et met trop d’importance sur le rôle du poids corporel dans la détermination de la santé globale.
Les soins inclusifs à l’égard du poids peuvent améliorer la santé de tous/toutes les patient(e)s.
Une approche inclusive à l’égard du poids reconnaît que la diversité des tailles est une réalité naturelle chez les êtres humains. Une telle approche rejette l’idéalisation et la pathologisation de certains poids et reconnaît que l’IMC et le poids ne sont pas des mesures fiables pour évaluer la santé. Dans l’ensemble, une approche inclusive à l’égard du poids vise à prendre en considération tous les aspects de la vie d’un(e) patient(e) qui influencent sa santé et à offrir des soins compatissants, équitables et sans jugement pour toutes les personnes.
La recherche a suggéré qu’une approche inclusive à l’égard du poids et axée sur les comportements plutôt que sur le poids permet d’améliorer les mesures physiologiques, les comportements de santé et les résultats psychosociaux (15). Il a été démontré qu’une approche inclusive à l’égard du poids était comparable à une approche centrée sur le poids pour l’évaluation des biomarqueurs cardiovasculaires (15). Une approche inclusive à l’égard du poids peut être plus accessible et comporter moins de risques, permettant ainsi aux patient(e)s de faire des changements plus durables qui améliorent leur santé plutôt que de se décourager dans leurs tentatives de perte de poids.
Les Diététistes en santé publique de l’Ontario tiennent à remercier leurs collègues universitaires et cliniciens pour leur contribution utile.
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